Joyeux anniversaire Mai 68
Par Le Jeune Extrême le samedi 29 mars 2008, 11:15 - Humeurs (mauvaises) - Lien permanent

Depuis quelques jours, tous les médias nous rabattent les oreilles avec les quarante ans de Mai 68 : "ah le bon vieux temps". Bon j'avais pas compris pourquoi c'était maintenant, vu qu'on est en mars, mais l'explication est simple : tout a commencé le 22 mars 68.
Soyons clair, j'ai du mal à vénérer les anciens soixante-huitards, parce que ce sont nos parents, et que ce sont eux qui ont créé la merde dans laquelle on baigne. Ou plutôt, je modère ma réflexion : je hais ceux qui après 1968, dont certains y avaient participé, ont pris le pouvoir et fait de la société ce qu'elle est. Je veux bien croire qu'il reste des irréductibles, qui ont 70 ans aujourd'hui, qui sont dégoûtés de la façon dont tout a été récupéré.
Tout ça pour dire que je viens d'écouter un CD fourni avec le hors-série "Mai 68" de Télérama (ouais je sais, mais bon moi je le reçois gratos parce que j'ai mes entrées, et puis après tout ils parlent de This Is Pop, de ma compil PPP2008 et des Victorian English Gentlemens Club, ils ont plutôt bien évolué), et je ne peux pas résister au plaisir de vous passer 2 petits extraits qui me font beaucoup rire et/ou me hérissent le poil.
Faut bien avouer qu'il y a un côté très excitant à s'imaginer dans la rue en train de balancer des pavés, en se disant "putain, ça y est, on participe enfin à quelque chose, enfin ça bouge, et on n'est pas une minorité, enfin on a un peu d'espoir, tout petit si petit mais qui nous donne enfin une raison de vivre".
A vous de voir, et pour clore le tout, un petit Clash '77 imaginant des émeutes massives... Fuck mai 68 et vivement mai 2008 ?
Faut bien avouer qu'il y a un côté très excitant à s'imaginer dans la rue en train de balancer des pavés, en se disant "putain, ça y est, on participe enfin à quelque chose, enfin ça bouge, et on n'est pas une minorité, enfin on a un peu d'espoir, tout petit si petit mais qui nous donne enfin une raison de vivre".
A vous de voir, et pour clore le tout, un petit Clash '77 imaginant des émeutes massives... Fuck mai 68 et vivement mai 2008 ?

Commentaires
Ne déprimez pas trop, de 68 il reste les beatniks, les poètes, la librairie Shaekpeare and company (paris, rive gauche en face de notre dame), les punk, les post-punk, les raves, les afters, le palais de tokyo, heureusement,
que mon père à manifesté, La contre culture rappelz-vous! Dylan ne s'est pas encore vendu, Ginsberg non plus, les vrais 68 huitards sont undrground ! enfin les artistes,
vite les beatniks et les punks ! Fichtre!
Ne déprimez pas trop, de 68 il reste les beatniks, les poètes, la librairie Shaekpeare and company (paris, rive gauche en face de notre dame), les punk, les post-punk, les raves, les squatts, les afters, le palais de tokyo, heureusement,
que mon père a manifesté, La contre culture rappelez-vous! Dylan ne s'est pas encore vendu, Ginsberg non plus, les vrais 68 huitards sont undrground ! enfin les artistes,
vite les beatniks et les punks ! Fichtre! EN 68 TOUT LE MONDE ÉTAIT UN ARTISTE!
Pas d'accord avec toi ! Pour moi la "merde" ne vient pas de la jeunesse de mai 68 mais de l'ensemble des 30 glorieuses ; l'epoque où les politiciens Français manipulaient le peuple à coup de bling bling ! Et apparement les français sont nostalgique , y'a qu'a voire Mr le President !!!!
Je pense aussi que la merde ne vient pas des soixante huitards. j'avais 7 ans en 68..J'ai donc bénéficié de tout ce courant dans mes études (très courte), dans les médias... Vous oubliez qu'à l'époque en France vous aviez Perfitte qui inaugurait le décor du journal parlé! bon vous vous êtes ratrappé en élisant 'le petit teigneux '
sans 68 pas de mouvement punk, de liberté de la presse, de dévellopement de l'esprit critique, et de plein d'autres choses essentielles qui nous semblent logiques et de soi.
Vous avez mal lu ce que j'ai écrit
J'ai rajouté : "Ou plutôt, je modère ma réflexion : je hais ceux qui après 1968, dont certains y avaient participé, ont pris le pouvoir et fait de la société ce qu'elle est".
La merde ne vient pas des 68-tards mais de ceux qui sont venus juste après, on est d'accord, et ceux qui sont venus juste après sont venus justement parce qu'il y avait eu mai 68, même si ce n'est pas de la faute des jeunes de 68 qui ne pouvaient pas prévoir ça.
Les révoltés de 68, ceux de la base, ont disparu des médias, ils se sont fait avoir par ceux qui ont vite compris comment profiter du mouvement et acquérir des places de dirigeants.
Quant au mouvement punk, il ne doit rien à 68, d'ailleurs à ma connaissance il n'y a pas de 68-tards parmi les punks, les dadaïstes des années 20 étaient des punks avant l'heure, certains peintres ou écrivains de la fin du XIXème siècle aussi. Quant à la liberté de la presse, franchement, je n'ai pas vraiment l'impression qu'elle soit libre, la presse. Libre de dire quoi ? Du consensus généralisé bien-pensant bourré de clichés ? La vraie presse est moribonde, étouffée par elle-même, et ceux qui l'ouvrent restent cantonnés à une diffusion confidentielle, autorisée certes, mais confidentielle.
Quant à l'esprit critique, alors là franchement je pense qu'on est vraiment très très loin d'avoir le droit de critiquer quoique ce soit aujourd'hui, sorti d'une critique là encore bien-pensante, même si évidemment on n'est plus enfermés pour nos idées. Quoique, il n'y a qu'à lire le billet suivant sur les blogs...
Ce que je veux surtout dire c'est que 68 n'a aucune importance aujourd'hui, ça a été une bulle d'air frais qui a eu son petit effet, et puis tout ça est retombé comme un soufflet. Le fait que les jeunes ne soient plus obligés de porter une cravate ou de demander le droit de sortir à leurs parents, n'est pas lié à mai 68, ça serait arrivé tôt ou tard, moi je voudrais qu'on parle de 2008 au lieu de parler de 68 "ah le bon vieux temps", parce que ce sont les gens qui ont connu 68 qui en parlent, qui donnent des leçons, eux ils sont installés et contents de ce qu'ils ont fait, ils n'ont plus rien à prouver, et une fois de plus ceux de 2008 doivent fermer leur gueule.
Les vrais héros de 68 sont isolés et seuls dans leur coin, ils ont été écartés et ne décident rien, et on ne parle pas d'eux dans les "hommages" à mai 68, c'est ça qui m'a poussé à écrire cette note car il y a deux visions de la chose.
On étouffe aujourd'hui, il faudrait refaire 68 mais en plus saignant. Poil aux dents.