Petit tour une fois de plus dans la première moitié des années 90, pardon à tous les lecteurs de Génération Extrême qui penseraient que je suis resté scotché sur le post-punk et la cold-wave des années 80, je déments formellement. J'avais 25 ans en 1991, et ça compte ces choses-là, on évolue encore à cet âge-là (maintenant je n'évolue plus, je reste dans le rock indépendant, jamais je ne me mettrai au jazz-rock c'est bien compris ?)Donc. Propos du jour, Sebadoh. Transfuge de Dinosaur Jr (voir billet ici), Lou Barlow, le bassiste, était parti fonder Sebadoh.
Je m'en souviens très bien : en 1992, on recevait au sein de Prémonition, cet illustre fanzine qui me permettait d'écrire des tas de trucs sur des tas de groupes, un disque bizarre. La pochette représentait une photo de fête foraine en flou artistique, grisâtre, et le nom du groupe sonnait curieusement. Ça faisait un peu amateur, comme une démo gravée sur CD, ça faisait aussi penser aux disques cold-wave du début des années 80.

Digital Dance est né sur les cendres des premiers groupes punks belges. S'ils jouèrent à l'époque en première partie de Magazine ou (oui !!!) de Joy Division, il leur fallut attendre 30 pour figurer au catalogue de LTM Recordings, qui est le dernier pourvoyeur actuel des groupes Factory, et qui a réédité et compilé leurs singles et démos. Leur style ? Appelons-cela du cold-funk, quelque chose qui se situe entre A Certain Ratio, ESG, Au Pairs, Josef K, c'est-à-dire du funk glacial et pas fun pour deux sous.
Amis lecteurs, je vois poindre sur vos visages hargneux un étonnement teinté d'incompréhension : "[ Psychedelic Furs ] Iron Maiden, phénomène de société", mais qu'est-ce qu'il raconte ce Jeune Extrême, dans le titre de sa note, il a bu ou quoi ? Serait-il sous l'emprise de drogues illicites, aurait-il décidé de se faire passer pour un vrai jeune afin de se moquer de notre curiosité légitime de lecteurs incultes ?
J'ai presque honte de faire la promotion du nouvel album de Charles De Goal car je suis évidemment partie prenante aujourd'hui, puisque de culte révéré et intouchable, ce sont devenus des potes avec qui je partage des crêpes au chocolat. Ceci étant, je ne pense pas que le fait de les connaître change quoique ce soit à la vision que j'ai de cet album, qui me donne des frissons chaque fois que je l'écoute.